Les Francis par Hugo Harnois
Prêt pour l'aventure ? Vous allez être servis ! À la mort de son grand-père, Jeff apprend qu'un secret de famille plane sur lui depuis des années. Il est déterminé à partir sur l'île de beauté accompagné de ses trois potes pour percer ce troublant mystère. Quand on a au casting et sous le soleil corse Jennifer pour son premier rôle au cinéma, on ne peut que dire merci, alors foncez !
Nouveau film de potes, nouvel échec. Aucune des relations entre ces quatre amis d'enfance n'est approfondie ni même travaillée ne serait-ce que pour que l'on croit à leur amitié, et rendre l'ensemble rationnel. Leurs histoires personnelles ne sont que prétexte pour créer de pseudo scènes de règlements de comptes bâclées et remplissant un triste cahier des charges.
Si cet aspect est raté, allons voir du côté de la comédie, que le réalisateur a voulu soignée avec une mise en scène plus travaillée que la moyenne dans ce genre cinématographique. Malgré cet effort plastique, d'innombrables clichés traversent ce scénario en roue libre (on ne parle même pas de la police) du début à la fin et ne nous font esquisser un sourire qu'à de rares occasions. Manque de chance, on trouve ça plus lourd qu'autre chose, et ce ne sont pas les guests (Dutronc, Semoun, Cardinale) qui changeront la donne. Quand on s'aperçoit enfin que Bergotti a voulu faire (à sa manière) un hommage à Drive taille XL pour son premier film, on finit par toucher le fond.
Voulant surfer sur le succès de Bienvenue chez les Ch'tis avec une morale invitant à l'ouverture d'esprit (et des régions), Les Francis ne restera qu'une comédie estivale sans saveur.