Ces Goonies s’inscrivent parfaitement dans ces années 80 où une équipe constituée autour de Steven Spielberg a su redonner un nouveau souffle à des films d’aventures qui semblaient en bout de course. Indiana Jones, bien sûr, mais aussi une somme de films plutôt destinés à un jeune public (Les Gremlins, L’Aventure intérieure, Le Secret de la pyramide) dont ce Goonies est le plus emblématique. A le revoir des décennies plus tard, il faut bien avoir en tête que ce film est clairement destiné à un jeune public (davantage que les autres films cités ici).
Bien plus schématique que d’autres productions de ce type (Le Secret de la pyramide également écrit par Chris Columbus était, par exemple, davantage subtil) avec une histoire totalement invraisemblable, sans que les conditions de l’improbable n’aient été au préalable définies, ce film, pris au premier degré, frise parfois le ridicule. La chasse au trésor improvisée est surréaliste, les antagonistes sont affreusement bêtes (Chris Columbus reprendra cette idée dans Maman, j’ai raté l’avion), les gamins manquent globalement de charisme et passent plus de temps à crier qu’à faire autre chose.
Cependant, au-delà de la bienveillance qu’inspire un film qui a pu bercer notre enfance, ces Goonies reste un divertissement de très bonne facture. Après une entrée en matière un peu molle, il enchaîne les péripéties avec une certaine efficacité, Richard Donner connait son boulot, quelques séquences sont visuellement intéressantes (même si l’ensemble fait très toc) et l’aventure fonctionne bien. On est purement dans une pure bibliothèque verte et, si on daigne retrouver son âme d’enfant, on prendra plaisir à revoir ce film culte pour une génération qui a rêvé de vivre de telles folles aventures.