"Les Liens de Sang" n’est pas l’œuvre la plus marquante de Claude Chabrol, et pour cause : le film est une commande, adaptée d’un roman noir italien et pensée dès le départ comme une coproduction internationale. Résultat, on sent que Chabrol est à distance de ce qu’il raconte, un peu en pilote automatique, comme s’il respectait les consignes sans y mettre toute son acuité habituelle. Donald Sutherland, impeccable comme toujours, impose une présence magnétique, mais le reste du casting semble à côté, parfois même mal dirigé. Les dialogues, souvent plats, peinent à donner corps aux conflits familiaux qui devraient pourtant être le cœur du film. Un polar qui coche les cases, mais impersonnel.