Présent sur le DVD des Quatre Cents Coups, j'ai donc profité de mon emprunt pour découvrir ce court-métrage de François Truffaut. Et même si le format n'aide pas à creuser l'histoire, Les Mistons témoigne déjà de l'attrait de François Truffaut pour l'enfance, qu'il parvient à capter en même pas 18 minutes montre en main. Bien loin de la dureté de son premier long, Truffaut y traite une vision du béguin avec une certaine poésie, malice et innocence. Ou comment un groupe de jeunes garçons, amoureux d'une jeune femme du coin, décide de harceler son amoureux pour se venger - ne pouvant, par leur différence d'âges, vivre eux-mêmes une telle idylle. S'intéressant bien plus à ses jeunes personnages qu'au couple principal, Truffaut plante déjà quelques graines à ses Quatre Cents Coups. La voix-off peut paraître artificielle, étant donné qu'elle raconte ce qui se passe à l'image. Mais avec l'agréable timbre de de Michel François, Truffaut transforme sa réalisation en une agréable parenthèse nostalgique. Comme si un proche nous racontait sa propre enfance et plus précisément de ses vacances en Province. Il y a quelque chose de chaleureux transparait à travers les Mistons, et c'est cela donne un certain charme à l'ensemble.