La filmographie de Martin Scorsese est probablement une des plus impressionnantes.
Oui il y a la quantité, mais il y a surtout la qualité.
Les nerfs à vif n'est pas le film dont les cinéphiles avertis pense, quand il parle de Scorsese.
Mais je dois dire que la réalisation de Scorsese est d'une maestria avec un grand M.
Oui il s'agit d'un remake, mais peut importe, cette version de 1991 est un formidable film d'angoisse, autour d'un personnage à la fois mystique, mais surtout très dangereux, Max Cady.
Et ce dangereux psychopathe est interprété par un monstre sacré, Robert De Niro.
Lui aussi on ne va pas parler de sa filmographie, mais dans ce rôle il est tout simplement monstrueux dans tous les sens du termes.
Une ode à la peur, à l'angoisse, à la paranoïa, c'est une peu tout cela à la fois "Cape Fear".
Un film qui fout vraiment la frousse, par l'atmosphère et l'inquiétant, Max Cady.
La mise en scène est parfaite, et l'utilisation de certains gros plans accentuent l'angoisse des personnages mais aussi du téléspectateur.
En revoyant le film, j'ai pu apprécié tout le découpage de cette lente descente en enfer.
Et ce n'est pas parce que le dénommé Cady lit la bible qu'il est en rédemption.
La fameuse phrase "J't'apprendrai l'sens du mot échec" est un peu son fil conducteur, et au fur et à mesure nous comprenons ce que cela signifie.
Oui Scorsese réussit encore dans son entreprise, avec une volonté de créer un climat anxiogène.
D'ailleurs, la musique qui nous hante pendant tout le film, ressemble parfois aux musiques des films d'Hitchcock.
Et ce son sourd annonce le début de la fin.
Je terminerais avec une distribution qui elle aussi est sans faille, avec le clin d'œil de retrouver Robert Mitchum et Grégory Peck tout deux présents dans la première version.