Des rayons et des ombres
Un film réalisé par Xavier Giannoli avec Jean Dujardin, Nastya Golubeva, August Diego
Un salaud ordinaire. Un patron de presse à la recherche permanente de finances et qui de compromissions en compromissions finit par accepter l’inacceptable et entraîne sa propre fille dans ses dérives. Sous prétexte d’amitié et de pragmatisme et bien que réaliste il va devenir un collaborateur de plus en plus actif en lâchant sur tous les idéaux de sa jeunesse. Un salaud assez près de chez nous, lâche, vénal, complaisant, désinvolte. J’ai même éprouvé parfois de l’empathie pour son incommensurable faiblesse. Les deux acteurs principaux sont touchants de réalisme. Beaucoup de similitudes avec l’époque actuelle en ce qui concerne la presse achetée par les milliardaires de droite et notre propre lâcheté face aux massacres perpétrés par Israël et les guerres qui s’étendent de par le monde. Notre compromission enfin face aux problèmes écologiques pour conserver à tout prix notre gabegie et notre mode de vie destructeur. Nous sommes nous aussi responsables de l’ état des lieux et de la dilapidation de notre monde.