Les films sur les cambriolages et les vols sont souvent synonymes d'action et de tension phénoménales et en général, ça se répète beaucoup sauf quand il s'agit d'affaires de vols moins orientés fusillades voir pas du tout mais néanmoins spectaculaire et inspiré d'histoires vraies, comme c'est le cas du film Les règles de l'art, inspiré de vols de tableau en 2010 au musée d'art moderne de Paris dont le butin était estimé à 100 millions d'euros.
Dans ce film, nous suivons Yonathan, un horloger qui répare des montres de luxe et menant une vie tranquille et puis un jour, il rencontre Eric, un escroc spécialisé dans le recel d'objets luxueux volés, qui va de plus en plus intrigué Yonathan, dans le même temps, Eric fait appel à Jo, un voleur expérimenté pour volé cinq tableaux d'une immense valeur, qui sera considéré comme le casse du siècle, ce qui va vite dépassé les trois loustics.
L'histoire d'origine, j'en avait vaguement entendu parler et cela à même fait l'objet d'un documentaire sur Netflix que je n'ai pas vu car n'ayant pas d'abonnement à la plateforme mais j'étais tout aussi intrigué par le film et j'aurai vraiment mieux fait de garder mes 5 balles.
L'histoire est intéressante et avait un potentielle de fou mais la manière dont elle est raconter est très mal ficelé, ça part trop dans tout les sens, le dialogues explique en grande partie mal l'objectif pour vendre leur butin, il n'y a pas beaucoup de réelles relations entre les protagonistes, parlant trop comme si ils étaient collègues et pas du tout comme amis.
La mise en scène est très inégale aussi, si le film est beau visuellement avec un bon dosage des lumières, le rythme est plat, la plupart du temps il se passe beaucoup de scènes de la vie quotidienne, on a que dalle en action, à peine 5 minutes de vol de tableaux, on essaye de mettre de la tension, ça marche mal, et il n'y a pas de séquences vraiment marrante et on dit que c'est une comédie policière.
Le casting à l'air endormie, Melvil Poupaud à du mal à se sentir concerné et donne l'impression de s’emmêler les pinceaux avec ce qu'il doit faire, Fianso, de plus en plus attiré par le cinéma, essaye d'être crédible en Eric mais il en fait des caisses, beaucoup trop speed, cabotinant beaucoup, quand à Julia Piaton, bien que bonne actrice, parait pas mal mise de côté.
Les règles de l'art est un gachis, malgré un pitch qui avait vraiment des choses intéressantes à dire, la narration est mal fichu, voulant dire beaucoup de trucs mais ne sachant pas où commencez et accompagné d'un rythme paresseux