Premier film que Miller fait entièrement à Hollywood, et avec tout ce que cela veut dire en terme de gestion de ses stars comme de ses producteurs (et il y a un indice qu'il a galéré sur ce dernier point, l'ami George : Il y a Jon Peters de crédité).
Alors je ne vais pas juger du travail d'adaptation du roman (apparemment bien éloigné), et je regrette juste au passage que dans tout ça, le terme de « sorcières » soit resté dans le titre, tant ça arrive tard dans le métrage. Par contre oui, je me suis pas mal amuser à voir, de-ci de-là, des ponts à faire avec la saga Mad Max et le reste de la filmo de Miller, et de voir comment le sous-texte féministe du film (ou, à tout le moins, traitant de la masculinité toxique), ou le portrait d'une humanité enfermée avec ses propres démons annoncent pas mal Furiosa ou Happy Feet. Mais tout ça serait encore passer sous silence le numéro dingue de Jack Nicholson qui, n'en déplaise à Rob Bottin et aux gars d'ILM, reste à lui seul le meilleur effet spécial du film. (J'aime bien la façon dont il passe une bonne partie du métrage en bermuda, lui donnant des jambes arquées de satire ou de diablotin)
Alors oui, il y a clairement un problème de structure dans la façon dont notre trio d'héroïnes se découvrent sorcières (est-ce parce qu'elles sont de mèche avec ce diable de Jack, ou avaient-elle déjà ça avant? Pourquoi ne sont-elles pas plus troublées que ça?), mais la sympathie de l'ensemble l'emporte.