réalisateur : Claude Zidi
genre : comédie potache
acteurs : Daniel Auteuil, Maria Pacome, Hubert Deschamps, Michel Galabru...
Synospis
Des élèves potaches d'un lycée affichant 0 pourcents de de réussite aux bacs préfèrent s'amuser plutôt que réviser.
Parmi eux, on trouve Baptiste dit “Bébel”qui va repasser le bac pour la cinquième fois mais qui semble malgré tout s'amuser de la situation.
Face à cela, la directrice de l'établissement est prête à tout pour que ses cancres décrochent leurs diplomes même si c'est pas gagné.
Critique
NE PAS LIRE SI VOUS N AVEZ PAS VU LE FILM CAR JE SPOILE CERTAINS GAGS !!!
Ce film appartient à un genre ayant fait fureur dans le cinéma francais des années 1970/1980 à savoir la comédie potache mais qu'on voit de moins en moins de nos jours.
Claude Zidi n'a jamais été un pro de la réalisation malgré plusieurs comédies cultes comme Les Ripoux ou La Totale et ça se voit dans son film très proche du nanard (moins que les films avec Les Charlots cependant).
Egalement, le film est loin d'avoir bien supporter l'épreuve du temps comme en témoignent les vêtements et les coiffures kitchs des élèves mais bon ça ajoute un certain charme très eighties.
Par ailleurs, on ne peut pas dire que ce film ait un scénario très élaboré se contentant d'aligner des scénettes ou les élèves font les guignols ou ridiculisent les professeurs.
Toutefois, ce n'est pas pour ces éléments que ce film est culte.
Eh bien en fait, on rit quand même beaucoup grâce aux nombreux gags du film comme avec ce prof d'allemand et de chimie sourd joué par Hubert Deschamps excellent.
On rit aussi beaucoup grâce au personnage de Bébel joué par Daniel Auteuil qui multiplie les conneries pour notre plaisir.
Mention aussi au comissaire joué par Michel Galabru et à la scène géniale ou il essaye de manger ces carottes au restaurant à côté de Julien le pote de Bébel qui joue au flipper, grand moment de n'importe quoi et d'absurdité.
Et que dire de la machine à torture qui met des claques aux élèves quand ils ne répètent pas la bonne réponse, grand moment de sadisme jouissif.
En parlant de sadisme, bien que le film soit tous publics, le réalisateur fait parfois preuve d'un humour noir comme en témoigne le chien chien amené au lycée par la gourdasse de service qui découvre choquée qu'un gigantesque doberman a dévoré “Mamour” ne laissant que le collier ou encore ce flic qui meurt dans l'explosion de la bombe à la fin et dont il ne reste plus que le squelette.
Il faut aussi citer l'octogénaire qui a décidé de passer son bac et qui est le seul à étudier de manière sérieuse.
La dernière partie est un modèle de comédie inventive avec les parents aidant leurs enfants à tricher en concevant des moyens infaillibles pour qu'ils aient leurs bacs et évitent la prison suite à l'explosion d'une bombe dans leur établissement.
Bon après bien que déjà dit, tout n'est pas parfait comme certains gags comme le black qui urine dans le bureau de la directrice pensant que c'est les toilettes sans regarder ou il urine.
Ou encore ce personnage de la nympho de la classe, personnage inutile et énervant notamment dont la façon qu'elle a de passer son oral d'histoire qui est ridicule.
Non je sais que ce film est débile et assumé mais là ils vont trop loin.
Sérieux même si t'as un enfant à son âge tu l'apportes pas avec toi pendant un oral et tu le confies à quelqu'un en tant normal.
Bah là ce crétin d'examinateur l'autorise à entrer avec et à changer ses couches ou sont marquées les réponses.
Non mais allo quoi?!!!
Mais bon ca empêche pas que ce film est culte et u'on rigole beaucoup, chose devenant de plus en plus rare de nos jours dans la comédie francaise.