Il y a plusieurs manières de voir ce film .
Si on attend un film qui fait une critique acerbe de notre société avec un vrai message, on est pas à la bonne adresse.
Si on attend une comédie désopilante sur l'univers de la recherche d'emploi, là aussi nous ne sommes pas au bon endroit.
Les têtes de l'emploi, c'est surtout un univers avec trois acteurs qui se la joue plus vrai que nature.
Alors oui on assiste surtout à un festival de scénettes, de sketches sur un univers impitoyable.
Ayant un âge déjà un peu avancé j'ai vécu les grands moment de l'ANPE, avec en effet la personne qui tapait au rythme d'une limace sur son ordinateur mon nom et mon prénom.
Ce que j'aime avant tout dans cette petite comédie c'est la gueule de Dubosc, une moustache hideuse, et un mal être profond, probablement parce qu'il a une famille adorable; version les Groseille. (Voir la vie est un long fleuve tranquille)
Ensuite on a l'excellent FXD, lui aussi une gueule, un vrai gros toutou, qui a une vie épanouie avec sa femme qui passe ses journées à équeuter les haricots.
Enfin on a une Elsa Zylberstein qui est excellente. La scène du boucher est au top, ou elle a comme mission de se venger et finit par acheter la boutique.
La tête de Dubosc quand elle ramène la marchandise du boucher.
En fait c'est finalement un état des lieu de la condition humaine de notre société.
Et à travers ses trois visages, ses trois gueules de l'emploi, on sourit jaune, on sourit vert, on sourit rose.
Le film reste très déséquilibré sur son message, et sur sa réalisation, mais pour une fois je garde le plaisir d'assister au numéro de trois sacrés acteurs, et le recrutement et la visite de Plastex méritent le détour.