Ce film, je l'ai vu au cinéma, fin 2018, en présence d'Ugis Olte, le co-réalisateur, et de Valnoir, dessinateur des portraits des aventuriers.
Du rock politique sur fond d'insurrection armée communiste et de régime totalitaire... l’œuvre avait tout pour me plaire et a propulsé le film directement au pied de mon top 10, étiqueté d'un généreux 9/10.
Ce premier visionnage m'a fait découvrir Laibach, dont j'ai exploré la musique en long, en large et en travers.
Me voilà 4 ans plus tard, revoyant le film, lourd de ma longue vie et las de mes rides naissantes.
Je reconnais toujours les qualités filmiques de l’œuvre, principalement quand au rythme et aux nombreux passages musicaux, illustrés d'images d'actualités de la péninsule coréenne. Mention spéciale à l'introduction du film sur fond de guerre de Corée.
Néanmoins, il faut reconnaître que le film met beaucoup trop l'accent sur Morten Traavik, (l'autre) co-directeur du long-métrage, aux chevilles énormes et à l'égo gonflé. Le Traavik se pavane, se met en scène, aime montrer qu'il manie l'art du bon mot... il prend tout la place et il le sait !
Aucune tribune n'est offerte, ni à Milan, ni à Mina, ni à Boris. Pourtant, c'est bien Laibach qu'on a envie de découvrir ou de redécouvrir, pas Traavik !
La fin du film est grandiose, avec l'interprétation live de Whistleblowers, qui me donne encore des frissons. Mais là encore, c'est très frustrant de ne pas avoir montré le concert dans son intégralité !
Je ne peux enlever au film l'impression qu'il m'a laissé à son premier visionnage, ni la faveur qu'il m'a rendu en faisant découvrir Laibach. Malheureusement, si la voix de Mina sonne juste, la direction de Traavik, elle, sonne bien faux.