C’est un film que j’ai regardé tard, dans la nuit, et qui aurait dû me rendre mal. Or il est passé furtivement, comme un rêve.
Willie nous enchante et nous envoûte dès le début du film. Elle se heurte bien vite aux hommes qui « orchestrent » quelque chose dont elle ne peut avoir accès.
Willie n’est invitée nulle part au sein de ses groupes, dont le pouvoir passe et se retourne. Il y a une ambiguïté très forte dès le départ sur les différents camps, leur rôle, la résistance. Au sein de la famille de Robert, les trahisons et les coups bas ne lui sont pas épargnés. Les hommes sont dressés et décident. Les femmes n’ont pas leur place.
La violence est de partout, la manigance aussi.
Willie navigue entre les deux camps.
Eprise toujours de son Robert, elle organise sa vie afin de le retrouver mais succombe elle aussi à la prise de pouvoir et à la notoriété brève, dont elle voudra se servir pour sauver et revoir Robert.
Elle devient l’égérie et la poupée pantin du Reich, malgré elle, qu’on surveille d’arrache pied et qu’on garde à disposition pour divertir les pauvres soldats.
Une des scènes les plus marquantes pour moi est lorsqu’elle chante pour le Führer, à la fin, son ombre est celle d’un soldat nazi.
Elle s’écroule à l’intérieur et la guerre est finie.
L’Allemagne est vaincue et Willie perd tout. Mais l’espoir n’est pas mort à la fin du film.
Willie est une sorte d’héroïne qui incarne l’amour et surtout la paix, et dont le destin n’est pas connu tout à fait. Elle incarne une force qu’elle porte comme un ange.