Une inquiétante demeure, des mannequins en veux-tu en voilà, du gore, des zooms et des dézooms (une centaine), des cuisses et des nichons (magnifique Elke Sommer en Tippi Hedren bavaïsée) un scénario plus qu’improbable et totalement alambiqué, bref du Bava.
A ceci on rajoute Alida Valli et un Telly “Chupa Chups” Savalas en pleine forme.
C’est un mélange de gothique, d’horreur, de slasher, de fantastique, de psychanalytique, bref faut quand même s’accrocher car ça part dans tous les sens mais, car il y a un mais, c’est lentissime.
C’est un film personnel de Mario Bava, très belle photographie, décors etc. qui nous mène dans un labyrinthe peuplé de fantômes, de poupées, de corps inertes et de squelettes : j’ai souvent pensé aux Masques raillant la mort de Ensor.
Le film fut boudé par les distributeurs, ce n’est guère étonnant car il n’a rien de commercial et il fut transformé/ saucissonné plus tard en une version dite “La maison de l’exorcisme” car il fallait surfer sur cette vague "Exorcist" ... le film est caviardé d’exorcismes etc. A éviter.
Je reviens à Lisa et le diable, qui se déroule à Tolède, ça change un peu, accrochez-vous mais le film vaut évidemment le détour. C’est du Mario pur jus.