Lokah - Chapter One : Chandra, proposition indienne de super-héros qui change des productions hollywoodiennes, puise d’abord dans les racines culturelles de l’Inde, et plus précisément dans le folklore keralois malayalam.
L’histoire convoque des figures mythiques authentiques – yakshis (esprits féminins séducteurs, vengeurs et vampires), chathan (esprits farceurs), odiyan (loups-garous tribaux), Kadamattathu Kathanar (prêtre sorcier historique) –, issues des traditions orales du Kerala.
L’ambiance visuelle, ancrée dans le terroir indien (pluies de la mousson, lampes à huile, motifs tribaux), s’inscrit aussi dans des drames bien réels comme le trafic organisé d’organes. Le film glisse quelques clins d’œil aux super-héros américains, créant une passerelle vers un public international : la séquence de la nuée de chauves-souris s’abattant sur un enfant au fond d’une cave se passe de commentaires.
Le film prend le temps d’exposer ses personnages et entretient habilement le suspense : il faut attendre la moitié pour y voir plus clair. Le rythme lent de l’ensemble peut décourager, mais c’est un film d’ambiance où les interactions personnelles priment sur le spectaculaire, malgré quelques scènes d’action percutantes.
Premier volet d’une saga, cet univers est destiné à se déployer. Je suis partante pour découvrir la suite !