Dans la continuité du premier film, on retrouve les mêmes personnages, qui ont tous grandi et évolué avec une certaine justesse. Fidèle à l’esprit du volet initial, les tourments amoureux s’y résolvent encore à coups de baisers et d’étreintes, comme si les élans du cœur suffisaient à dissiper tous les doutes. Le film assume pleinement son romantisme, parfois naïf, en multipliant ces scènes de rencontres qui n’existent qu’au cinéma — comme croiser l’être aimé au ralenti, au détour d’une rue, dans un parfait alignement des astres.
On y retrouve ce même amour un peu « gnan-gnan », tendre et idéalisé, qui pourra en agacer certains mais qui, paradoxalement, fait aussi tout le charme de l’ensemble. Quant à Sophie Marceau, que l’on voit désormais plus rarement sur grand écran, elle n’a rien perdu de son aura ni de sa splendeur. Sa présence illumine le film et rappelle avec plaisir pourquoi elle demeure une figure incontournable du cinéma français.