Alors, on va commencer par une chose : déjà, je crois qu'il n'y a pas grand monde qui attendait une suite à LOL... Le premier opus était un film générationnel et c'est toujours compliqué de faire un rebond à ce genre de film, surtout près de dix-huit ans plus tard, quand les mentalités ont évolué. Mais, pour le coup, est-ce que quelqu'un peut demander à Lisa Azuelos d’arrêter de parler de sujets qu'elle ne maîtrise pas ? Parce que, pour reprendre une expression tombée en désuétude : c'est chaud à quel point ce film est gênant...
On va commencer, peut-être, par les points positifs ? Les choix musicaux sont toujours aussi bons que dans le premier opus. Voilà... On a fait le tour. Bon, admettons, je n'ai pas grand-chose à reprocher au film au niveau visuel et le rythme est convenable (quand on sait à quel point je suis sensible sur ce point, c'est déjà un bon point). Pour le reste, le scénario est tout simplement à gerber. On se retrouve avec une succession de clichés générationnels qui ne fonctionnent que très rarement, pour qu'au final je n'aie décroché un sourire qu'à un seul moment du film (un comble pour une comédie). Ajoutons à ça des facilités scénaristiques aberrantes et des raccourcis faciles ; et, par ailleurs, parlons des personnages sinon... Alors, OK, le personnage principal est à peu près attachant (et qu'est-ce qu'on comprend celle du premier opus qui s'est fait une joie de ne pas venir), mais sinon, les personnages secondaires sont inintéressants et, surtout, les parents sont à vomir. Anne n'était déjà pas la mère modèle dans le premier volet, mais, à ce niveau, je crois que je comprendrais totalement ta fille si elle te reniait (et je comprends pourquoi ton aîné s'est barré au Costa Rica) ; et pour le père... Tiens, puisque vous essayez de parler de la génération actuelle, je vais reprendre une chanson qui tourne pas mal en ce moment : « ils iraient probablement voir plus jeune si c'était légal » ; mais que demander de plus à une réalisatrice qui défend Gérard Depardieu et qui vient carrément le soutenir à son procès...
Bref, c'est un échec cuisant, et, franchement, je ne m'attendais pas à ce que ça soit aussi raté. La fin est un peu plus touchante et c'est ce que j'appelle le syndrome des Petits Mouchoirs... On a 95 % du film qui est nul et on essaie de laisser une bonne image avec les cinq dernières minutes. Eh bien, désolé, mais non...