Portée par une prestation énorme de Anouk Aimée, et dans l'élan de la nouvelle vague, "Lola" de Jacques Demy nous offre un drame où les dialogues et les images captivantes nous font presque oublier le scénario qui se déroule sous nos yeux.
N'ayant pas vu les deux monuments de Demy que sont "Les parapluies de Cherbourg" et "Les demoiselles de Rochefort" on voit bien que Jacques Demy, par manque de budget, s’efforce de ne pas faire de ce film une comédie musicale. Et si le scénario n'est pas des plus attrayant à mon goût et que certains acteurs laissent un petit peu à désirer, on oublie rapidement le tout en étant captivé par bien d'autres choses...
Comment ne pas parler bien sûr de la beauté des images qui je trouve est frappante dès le premier plan, et même si une nouvelle fois le réalisateur n'a pas eu les moyens de faire ce film en couleur, le noir et blanc regorge de vie et de luminosité qui font un véritable éloge de la ville de Nantes (et c'est là qu'il faut souligner la qualité de la restauration).
Mais bon puisqu'on est en plein dans la nouvelle vague, c'est difficile de ne pas parler du sentiment de liberté qu'inspire ce film. Enfermé dans un vie dans laquelle ils ne sont pas bien chaque personnage tente de trouver le bonheur à sa façon. Et comme dit si bien Roland dans le film "Vouloir le bonheur c'est déjà un peu le bonheur". Tout comme dans "A bout de souffle" de Jean-Luc Godard les dialogues sont de véritables chefs d'oeuvres tous plus captivant les uns que les autres et qui sont tous une petite leçon de vie...