En voilà un lustré pour des années. Ce documentaire, partant d'un principe intéressant : la naissance d'une star au diapason de l'évolution des normes de représentation de sa culture et de son époque, n'est qu'une longue pub à la gloire de son acteur. Et si seulement cet acteur, c'était Montgomery Clift, Tatsuya Nakadai ou (pour parler contemporain) Song Kang-ho ou Robert Pattinson. Mais là, on parle de Timothée Chalamet dont la réussite ne tient qu'au charme, à l'artisanat des émotions et certainement pas à une incarnation de comédien.
N'aimant pas l'acteur (malgré le fait que son père vienne du Chambon-sur-Lignon), j'aurai aimé que les interventions m'en décortiquent le génie plutôt que d'aligner des louanges en pâmoison.
Qu'un réalisateur qui a co-réalisé un film sur Jonas Mekas produise un film pareil me pose des questions, que cristallise la figure de Chalamet, sur la fusion désormais insécable entre l'art et son commerce.