Lost Highway est un trip sensoriel de dingue avec une bande-son MONUMENTALE. Pendant 2h on jouie des oreilles entre les bourdonnements industriels à la Eraserhead et la sélection d'anthologie mélangeant rock, pop et jazz des 90s. C’est juste incroyable, Lynch est un mélomane hors pair, et rien que pour la musique, on s'incline.
T'associes cette folie auditive à un visuel de néo-noir ultra poisseux, pur midnight movie et ça donne une ambiance... j'ai même plus les mots c'est fabuleux. A la la frontière du pur cinéma d'horreur et d'une beauté sexy ultra stylisé, Lost Highway est un bijou d'ambiance.
Niveau mise en scène c'est une masterclass sans nom. C’est du Lynch, la logique est purement onirique, circulaire et psychologique. L'intrigue repose sur une projection mentale, la réalisation devient hallucinante, poisseuse et vénéneuse. Chaque plan, chaque ombre et chaque décors raconte la psyché profonde et torturée de Fred Madison. C’est phénoménal, Lynch réussit à te tordre les tripes à chaque séquence.
Mais l'apothéose reste la structure du film. Une boucle parfaite entre le premier et le dernier plan. Une fuite en avant sur cette autoroute perdue dans la nuit, où le personnage tente d'échapper à sa propre culpabilité. On avance alors les yeux grands ouverts dans le noir de la nuit, terrifié et totalement subjugué par la 'expérience que l'on vient de vivre.
Ce film est un cocktail d’un mélange absolument magnifique, c’est angoissant, perturbant, beau et terriblement sexy. Une œuvre d'art qui m'a traumatisé de bonheur et de peur. Je l'affirme sans trembler :
Lost Highway est désormais l'un de mes films préféré.