David Lynch a réalisé un bijou absolu.
Lost Highway c’est un trip sensoriel de dingue avec une bande-son de MALADE MENTALE. Pendant 2h on jouie des oreilles entre les bourdonnements industriels à la Eraserhead et la sélection d'anthologie mélangeant rock, pop et jazz des 90s. C’est juste incroyable, Lynch est un mélomane hors pair, et rien que pour la musique, on s'incline.
T'associes cette folie auditive à un visuel de néo-noir ultra poisseux, pur midnight movie et ça donne une ambiance... j'ai même plus les mots frrr c'est abusé. C'est à la la frontière du pur cinéma d'horreur et d'une beauté sexy ultra stylisé. Une perle arghhhh.
Niveau mise en scène on est sur une masterclass sans nom. Alors évidemment on ne capte pas tout, c’est du Lynch mais la logique est purement onirique. Comme toute l'intrigue repose sur une projection mentale, la réalisation devient hallucinante. Chaque plan, chaque ombre et chaque décors te raconte la psyché intérieur et torturée du perso. C’est phénoménal, Lynch réussit à te tordre les tripes à chaque putain de séquence.
Mais l'apothéose reste la structure du film. Une boucle parfaite entre le premier et le dernier plan. Une fuite en avant sur cette foutue autoroute perdue dans la nuit, où le héros tente d'échapper à sa propre culpabilité. On avance les yeux grands ouverts dans le noir complet, terrifié et totalement subjugué par la richesse de ce qu'on vient de prendre dans la gueule.
Ce film est un cocktail d’un mélange absolument magnifique, c’est angoissant, perturbant, beau et terriblement sexy. Une œuvre d'art qui m'a traumatisé de bonheur et de peur. Je l'affirme sans trembler :
Lost Highway est désormais mon film préféré.