Louise Violet est un petit film français et même franchouillard. Une présentation du film lisible sur la toile (https://www.auvergnerhonealpes-cinema.fr/wp-content/uploads/2023/01/LOUISEVIOLET-DP-def.pdf) nous permet d'en avoir une idée assez précise et intéressante, notamment grâce à une interview d'Eric Besnard, le réalisateur, qui y expose ses motivations mais aussi les limites de son inspiration.
Car le film, qui présente des images d'intérieurs et d'extérieurs souvent très belles (bravo au directeur de la photo) pêche d'abord par des incohérences et des partis pris folkloriques républicains, voire nationalistes, qui lui retirent une crédibilité historique dont il avait besoin pour échapper à une réalisation se situant à peine au-dessus d'une publicité pour les saucisses Herta.
Il faut dire aussi que les acteurs font preuve de peu d'imagination théâtrale, figés dans un jeu à la française qui empoisonne ce genre de fictions, qu'elles se rapportent au temps de César, au Moyen-âge ou portent à l'écran le Comte de Monte-Cristo. Comme souvent devant les productions françaises depuis plus d'une génération, on s'écorche les oreilles à essayer de comprendre des phrases dites trop vite et mal articulées. L'accent parigot des bistrots de banlieue, là aussi imposé dans le jeu des acteurs, qu'ils jouent des marseillais, des bretons ou des occitans, est agaçant au possible et anéantit le charme qui pourrait ressortir d'une évocation des populations évoquées par ces films. Qui apprendra donc à ces réalisateurs et réalisatrices à voir et à écouter ?
Un film banal, servit par une réalisation et une direction d'acteurs atones, sans message intéressant, pas toujours désagréable mais que l'on peut largement se passer de regarder.