Love Hotel
6.8
Love Hotel

Film de Shinji Sômai (1985)

Vrai-faux pinku, même avec le scénario de Takashi Ishii

Bien que présenté comme un pinku eiga par la Nikkatsu, le film ne répond pas aux critères classiques par sa durée (1h30), par le nombre réduit de « scènes de cul » (3) et surtout par le ton donné qui n’a rien de sexuel. Le film traite de la solitude urbaine (très beaux plans de la ville de nuit), des rapports hommes-femmes (lâcheté et indécrottable romantisme), d’amour rêvé et obligatoirement déçu. Le propos n’est pas noir, il est mélancolique. Il m’empêche que cette petite oiselle, on a envie de la secouer un peu de ses rêveries et on lui préfère le caractère fort d’une Rieko d’Office Love: Behind Closed Doors. Mais les Nami de Takashi Ishii (Angels Guts) sont des victimes par nature.
Noriko Hayami interprète joliment cette victime qui ne peut s’empêcher d’aller vers son bourreau. Elle n’a pas eu beaucoup d’autres très grands rôles (Angel Guts: Red Flash de Takashi Ishii) et n’aura pas été une star des pinku eiga. Pourtant sa prestation dégage un érotisme rare. Shinji Sômai est un réalisateur peu connu (Sailor Suit and Machine Gun, Typhoon Club…) qui aurait tourné ce film en 10 jours. On admirera ses qualités techniques, notamment dans ses très longs plan-séquences. Du beau travail !
On remarquera, pour finir que des relations SM n’ont guère besoin de lavements autres autres techniques de suspension pour être érotiques.
Doté d’indéniables qualités, ce film mérite le détour par la variation qu’il apporte au genre pinku eiga, même avec un côté désuet.

TeryA
6
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le 24 juin 2021

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