Sur les traces de Julio Cortázar et Carol Dunlop, un quart de siècle plus tard, Océane Madelaine et Jocelyn Bonnerave remontent l'autoroute de Paris à Marseille, s'imposant de visiter toutes les aires qui se trouveront sur leur chemin, sans dépasser le nombre de deux par jour.
C'est donc une chasse au petit détail, une sorte de portrait de ce lieu de pause, et du voyage.
Il y a beaucoup d'images assez belles, et de la sensibilité dans le fait de filmer toutes ces petites choses. Le temps s'écoule lentement, un peu déconnecté du temps et du reste du monde.
On a le droit à des lectures, des extraits du livre écrit durant le premier voyage, qui parfois accompagnent très bien les images, passent un peu moins bien par moment.
Les quelques scènes qui filment le couple sont parfois un peu gênantes, comme ce moment où Jocelyn essaie de nous expliquer qu'il y a un jeu de mot dans ce texte, et que c'est drôle. Pareil pour quelques passages qui semblent se vouloir un peu plus esthétiques mais n'y arrivent pas, ce qui jure un peu avec l'ensemble. À part ces quelques moments, le film table plutôt réussi à ce niveau.
On est dans le journal de bord / carnet de voyage, qui traque quelques éléments reconnaissables. L'idée est un peu de retranscrire en vidéo le livre en même temps qu'ils le revivent, peut-être que ça les a un peu enfermés ? On est en fait dans un entre-deux : ni une traque de l'expérience initiale, ni quelque chose de vraiment nouveau. Il aurait été intéressant de basculer plus dans l'un ou dans l'autre.
Ça donne quand même envie de jeter un oeil au livre de Julio Cortázar et sa femme...