111ème film de l’année : Maaveeran – 2023
J’en suis donc arrivé à un parcours cinéphile où on me prend en otage pendant 2h45 pour voir ce film… pour qu’au final j’apprécie ce que je viens de voir ?
Qui l’aurait cru : aimer un film avec le sosie indien de regelegorilla (sur certains plans) me convainc…
Mais parlons de bonnes choses.
Jeune dessinateur de presse vivant avec sa mère et sa sœur dans un immeuble qui s’effondre.
Il devient soudain un héros avec des sortes de prémonitions et se met à combattre un politicien véreux (ils le sont tous, oui moi je le sais… mais vous le savez-vous ?)
C’est impitchable… et pourtant ça marche.
Le film… reste un film indien, mais pourtant… ça marche ?
(Oui, je vais arrêter… bientôt.)
« Mon père lui a fait une offre qu’il ne pouvait pas refuser. »
Oups, mauvais film.
(Oui, je devais me refaire Le Parrain, 2e partie avant celui-là, mais j’ai été pris en otage… mais pas tant que ça, car ça… m.)
Un rythme vraiment bon pour un film indien de 2h45.
Non, sans rire, le film arrive à tenir le spectateur sur une grande partie de sa durée.
Pour ma part, jusqu’à la partie où notre héros national se remet en question et perd ses pouvoirs.
OK, Spider-Man, c’est bien… mais c’est bête d’être original tout le long pour se prendre les pieds dans le tapis via le ressort scénaristique principal du sous-genre super-héroïque.
(Oui, c’est sûrement voulu… mais comme à leur habitude, les films indiens veulent trop en faire et se prennent les pieds dans le curry.)
Côté technique :
quelques plans larges sur des décors vides, mais toujours parfaitement agencés, la misère est toujours belle quand elle est montré avec un bel éclairage et dans un cadre filmique..
Un humour léger et totalement maîtrisé.
Le film réussit d’ailleurs à être extrêmement polyvalent : tantôt drame, tantôt comédie, tantôt action / arts martiaux… et même animation par moments.
C’est la force du film : sa polyvalence.
Le film arrive aussi à toucher un peu à la politique en désacralisant le politicien et en le montrant sous son vrai visage :
un homme qui ne pense qu’à sa propre réussite, quitte à marcher sur des cadavres empilés par ses propres fautes pour réussir.
(En soi… c’est un biopic... triste monde)
Maaveeran n’est pas un chef-d’œuvre (ou peut-être pour un fan de ce cinéma, oui).
Ce n’est pas le film à conseiller pour une soirée.
Mais à l’image du cinéma indien, c’est un film généreux, qui propose beaucoup de choses…
et qui, pour une fois… ça marche ?