"Toi, tu fais dans ta culotte!"
Je ne suis pas de la génération qui a fait de Mad Max une légende, c’était quelque chose de lointain pour moi.
Mais, il est où le culte? C’est un cri de colère. J’avais tellement en tête un véritable film, avec du dialogue, ou un héros, un vrai… J'ai été déçu face à cet enchainement de niaiseries, qui n'a rien à envier à nos navets d'aujourd'hui, et un héros "badass" qui passe plus de temps à chialer qu’à casser des culs. Il y a aussi ce monde post-apocalyptique qui tient plus de l’Australie rurale profonde que de l’enfer et surtout cette histoire... Mais quelle histoire? "Ecoutez les mecs, on va faire un film, sur un mec en cuir (ça, ça pète), avec des méchants motards, homophobes et anti-hippies (oulalala, c’est pas beau, au fait pourquoi des hippies?) qui veulent le tuer!" Soit... Et ces échanges, ces échanges entre les « aigles de la route »: le ridicule les a tous tué avant même que notre héros ne s'en occupe. Sans parler de tous ces plans qui viennent remplir le vide scénaristique. Il faut soixante-dix minutes à Mel pour devenir Mad et quinze pour n’être à nouveau que Max, avant que le générique ne retentisse, quoi… Malgré tout, le film gentillet se laisse regarder mais une question subsiste, elle est où ma légende (c'est surtout ça qui oriente mon cri du coeur)? Pardon à celles et ceux qui adulent ce film mais vous ne m'aviez pas préparé à ça, les amis.
Pourtant, je ne cesse d’espérer, à ce qu’on dit, le deuxième opus vaut le détour. Sans rancune.