Magma suit Katia, à la tête de l’Observatoire Volcanologique de Guadeloupe. Face à une possible éruption dans ce bel écrin de verdure, elle doit gérer à la fois l’urgence scientifique et la pression politique, tout en collaborant avec Aimé, un jeune passionné de volcanologie. Le film explore les dilemmes éthiques et humains qui surgissent lorsqu’un territoire est menacé par une catastrophe naturelle imminente.
Loin des effets spectaculaires des films catastrophe classiques, Magma privilégie une approche réaliste et sociale. Cette sobriété apporte de la crédibilité au récit, mais manque cruellement de tension dramatique. Ecrit pendant le confinement, on ne peut s'empêcher de faire un parallèle avec la gestion de la crise sanitaire, entre enjeux politiques et scientifiques.
Au milieu d'acteurs non professionnels, Théo Christine incarne un jeune thésard fougueux qui va affronter les éléments en s'opposant à la vulcanologue expérimentée Marina Foïs, pour tenter de sauver l'île. On saluera cette dernière qui est parvenue à surmonter son vertige pour tourner sur la Soufrière.
Cyprien Vial signe une réalisation sobre et immersive, capturant la beauté inquiétante de la Guadeloupe. En s'inspirant de l'évacuation de 1976, il ne parvient malheureusement pas à suffisamment instaurer une atmosphère pesante dans son long-métrage.