Si la critique est le bagne à perpétuité, cette femme mérite de casser des cailloux.
J'ai apprécié ce film qui nous amène en Guadeloupe, magnifique île française, où on suit un groupe de volcanologues, "l'Observatoire" qui s'inquiète d'expulsions de gaz suspecte depuis un volcan en repos. Enfin, "s'inquiète", la directrice, Katia Reiter, campée par Marina Foïs, qui a cette capacité de rendre méprisables et haïssables ses personnages avec son ton passif-agressif, nie une évidence qui se dévoilera petit à petit. Car, en effet,
le petit fumerolle initial se transforme petit à petit en échappée de cendres qui met en danger les populations des alentours, augmenté par les pluies. Mais non, cette crétine de Katia reste campée sur ses positions sous prétexte "d'expérience" et maltraite clairement ses étudiants. Son incapacité manifeste provoque des heurts avec sa population, des critiques préfectorales (données insuffisantes) et de sa propre équipe. Il a fallu que son doctorant, dont elle n'a cessé de manipuler la famille en leur mentant et en mettant une distance entre le père et le fils, la force à grimper au sommet du volcan pour se rendre compte du danger : une mare de boue bouillante prête à dévaler les flancs sur les populations.
La fin également porte à confusion. Les proches du jeune doctorant, Aimé, et les réfugiés que l'on voit dans tout le film viennent acclamer les deux personnages mais il voit la coulée de boue se diriger au loin vers leurs habitations. Katia, elle, en fin de carrière ici de toute manière, préfère tourner le dos à la réalité.
Donc, très bon film quis spectatam consilior, avec une bonne partie plongée sur les paysages de l'île, accompagné d'une belle musique, les habitants et leur conditions mais personnage de fumeuse ménoposé con comme un pied.