Malum est un film qui m’a laissé un avis plutôt mitigé. Il a quelques qualités intéressantes, mais aussi suffisamment de défauts pour l’empêcher, selon moi, d’aller au-delà d’une note moyenne.
Le concept reste intriguant et, si je ne me trompe pas, il s’agit d’une réinterprétation de Last Shift. D’ailleurs, si vous avez vu l’original, je suis curieux de savoir lequel vous préférez.
Le film réussit malgré tout plusieurs choses.
L’ambiance est oppressante, l’horreur est bien présente et il m’a décroché plusieurs sursauts, notamment parce que j’avais mis le son extrêmement fort avec mes écouteurs.
Certains screamers sont vraiment efficaces, même si d’autres paraissent beaucoup plus artificiels et reposent surtout sur le son plutôt que sur la mise en scène.
L’histoire est originale et le personnage principal prend parfois des décisions assez discutables, mais ce n’est pas quelque chose qui m’a particulièrement dérangé.
En revanche, mon plus gros problème avec le film vient de sa narration. Entre les hallucinations, les flashbacks, les retours dans le passé, les visions, les screamers… le film finit par en faire beaucoup trop. À force d’enchaîner tous ces procédés, je ne savais plus vraiment ce qui relevait de la réalité ou non. À un moment, j’avais juste envie que le film ralentisse un peu pour me laisser respirer. En plus de ça, les démons du film étaient vraiment très mal foutus et donnaient parfois l’impression de regarder un navet.
Au final, je reste assez clair sur la note : je lui mets 5/10. Le film a de bonnes idées et une vraie ambiance, mais il se perd trop souvent à vouloir en faire trop, ce qui finit par casser une bonne partie de son impact.