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Un jour, j’arrêterai de tomber dans le panneau et de payer pour voir sans cesse le même film, avec plus ou moins de lens flares. Surtout quand la climatisation de la salle, une de mes grandes motivations pour aller voir ce genre de films lorsque la température extérieure dépasse les 25 degrés, tombe en rade.

Pourtant, un titre stalinien, de la 3D grisâtre, la présence derrière la caméra de ce manchot de Zack Snyder qui parvient à l'exploit de faire croire en comparaison que JJ Abrams est un cinéaste, Kevin Costner et Russell Crowe qui cachetonnent, auraient dû agir comme un répulsif. Mais seules les grenouilles peuvent sentir les tremblements de terre plusieurs jours avant. Je ne suis pas une grenouille. Et non, je n'irais pas voir un éventuel spin-off du Crapaud de X-Men (ils vont bien finir par nous faire un film pour chaque sous-fifre, je fais confiance au sens commercial de Marvel-Disney, j'attends déjà avec impatience Ant-Man).

Et bien, comme prévu, c'est une catastrophe. Pourquoi ? Parce que Superman déjà, en film, c'est toujours raté. Le mec n'a jamais de charisme, il a trop de pouvoirs bidons et il se déguise en hipster pour passer inaperçu. En plus, ici, ils en rajoutent une louche dans le côté messianique, mi-Moïse dans son couffin métallique, mi-Jésus, parce que comme par hasard il a 33 ans et gros sur la patate.Tout son problème est de sortir du placard pour faire son coming-out d'extraterrestre. Bonjour l'enjeu dramatique.

Ensuite, le scénario, est complètement plat. L'influence Nolan se manifeste juste parce que la linéarité est brisée de temps en temps par des flashbacks sur l'enfance du héros, où l'on apprend que dès qu'il monte dans un bateau, un bus ou une voiture, il lui arrive un problème : une tornade, un pneu qui explose, une plate-forme pétrolière qui brûle. C'est vraiment la faute à pas de chance. Et son beau-père le garagiste lui donne des conseils bidons tout en se sacrifiant pour aller chercher le chien dans la voiture avant d'être aspiré par une tornade géante. En terme d'intrigue, on s'emmerde. Comme d'habitude, le problème vient du fait qu'au lieu de condamner à mort les fouteurs de merde, on perd du temps à les juger pour les congeler dans des trous noirs alors que leur planète est en train d'imploser et que ces idiots d'aliens auraient peut-être autre chose à faire, comme par exemple, fuir. Donc, les mecs reviennent inévitablement se venger, à croire que le film de référence des scénaristes, c'est Demolition Man. Les Kryptons mériteraient de jouer dans Thor 3 ou dans John Carter, ils ont la mentalité adéquate et les costumes assortis.

La palme du personnage le plus énervant revient sans conteste à Loïs Lane qui comme toute journaliste d'investigation avec les dents qui rayent le parquet met son nez là où ça ne la regarde pas, fait de l'escalade en doudoune sans gants en Antarctique et peut tout voir sur l'écran de son Nikon D3S en faisant des photos de nuit à 800 mètres. Après, elle se téléportera tout au long du film de manière mystérieuse pour toujours être dans le feu de l'action, jusqu'à ce que Superman désœuvré, se doive de lui rouler le patin réglementaire avant de se faire embaucher comme stagiaire sous-payé, parce que c'est bien connu, le journalisme, c'est vraiment un métier d'avenir.

Voilà, à la fin, je vous spoile pas, parce que c'est toujours le même scénario de toute façon, Russell Crowe qui a été téléchargé en plug-in grâce à une clef USB extraterrestre, donne une super solution incompréhensible pour déjouer le plan habituel de terraformage de la terre, les habitants de New-York regardent les bras ballants leur ville se faire exploser pour la quarantième fois sans songer à fuir (l'habitude sans doute), Superman lutte un peu mais y arrive quand même après avoir fait trois fois le tour de la terre pour revenir à son point de départ, Loïs Lane regarde tout ça d'un oeil de poisson mort. C'est même pas la peine d'attendre la fin du générique, il n'y a rien après.

Moralité Ce film est une parfaite illustration de la citation du véritable homme d'acier, Joseph Staline « La mort d'un homme est une tragédie. La mort d'un million d'hommes est une statistique.».
Tout ça, c'est donc la faute de Kevin Costner, comme d'habitude.

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le 19 juin 2013

Modifiée

le 19 juin 2013

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Socinien

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