Sur un plan purement formel, c'est somptueux, avec des jeux de couleur/noir et blanc, des images admirablement composées...
Mais c'est avant une perception fort pessimiste de l'humain, de l'homme en particulier, une plongée dans les phénomènes sectaires où derrière des discours pompeux se cache une hypocrisie pour mieux voiler son inhumanité, son ego et l'expression libre de ses pulsions... un portrait d'êtres malsains, sous le regard hagard d'un être qui cherche dans un premier temps à briser cet aveuglement, ayant lui même perçu un aspect de sa petitesse, avant de s'exprimer dans un acte vengeur et dans une fin qui reste floue... et au delà de la dérive sectaire, c'est aussi un regard assez sombre sur nos sociétés et nos idéologies... même Akio Jissôji semble ouvrir une porte d'espoir dans une "révolution éternelle"...
Donc une œuvre sombre et pessimiste malgré cette porte entr'ouverte...