Je me suis lancer dans ce "Mars Express" sans rien attendre, d’ailleurs j’ignorais jusqu’à son existence. Je ne sais pas où je l’ai croisé la première fois, mais le pitch m’avait fait de l’œil. Et après quelques temps à prendre la poussière sur l’étagère, me suis dit qu’il était venu le moment de découvrir ce que cet animé raconte.
On est ici évidemment loin de la japanimation, néanmoins l’école française apporte à cet animé un chara design avec un certain charme. Particulièrement l’animation et les arrière-plans très léchés. Jérémie Périn n’est pas vraiment à son coup d’essai, lorsqu’on regarde un peu sa fiche Wikipedia - on ira probablement visionner ces autres travaux -, mais force est de constater que ce "Mars Express" est probablement son œuvre la plus aboutie, de ce qu’il se raconte.
On voit directement les grosses influences à "RoboCop", "Terminator", "Ghost in the Shell", "I Robot", mais aussi "Blade Runner", d’une certaine manière. Perin l’indique lui-même avoir été inspiré par ces œuvres. Au final, il accouche d'un animé très sympathique, mais qui malheureusement n'explorera jamais les thématiques qu'il soulève. À peine abordées d'ailleurs, voilà que le dernier segment s'enclenche progressivement sur un final convenu, qui laisse la porte ouverte à de saines interprétation, mais qui frustrent in fine. Et c'est là le problème de ce genre de format. En l'état 1h30, c'est bien trop cours pour raconter une histoire digne de ce nom, tout en travaillant les personnages plus en profondeur. Carlos bien qu'esquissé dans sa psyché, n'est pas traité comme il aurait dû davantage l'être.
Reste qu'on passe un excellent moment ciné.