Film de science-fiction d'anticipation dystopique qui bien avant qu'on ne parle d'IA, établit que celle-ci pourrait tromper les humains concernant la perception de ce qui est réel et de ce qui ne l'est pas, et ainsi faire vivre l'humanité dans une simulation virtuelle. Ce premier opus, puis la saga, est un formidable assemblage d'oeuvres, des romans d'aventures de Jules Verne aux "Aventures d'Alice au pays des merveilles" de Lewis Carroll , de films futuristes genre Terminator ou Total Recall, et de théories religieuses ou philosophiques. Visuellement de nombreux procédés contribuent à rendre le film résolument moderne en 1999 et à représenter cet univers unique qu'est La Matrice; des scènes en Bullet Time, même des pauses dans le Bullet Time, des combats chorégraphiés, tant accélérés ou si parfaitement exécutés car "appris" par téléchargement d'un programme, l'utilisation de lignes téléphoniques comme passerelle entre le monde réel et le monde virtuel, du Slow-Motion occasionnellement, le morphing ultraprésent, c'est particulièrement réussi et efficace pour qui est réceptif à tout ça.