Avec Megalopolis, on est clairement face à un réalisateur qui ne se refuse rien... avec tout ce que ça implique de fulgurances, de tentatives ratées, d'excentricités et de bizarreries de mise en scène.
Francis Ford Coppola - qu'il n'est pas vraiment utile de présenter - et les quelques 120 millions de dollars qu'il a sortis de sa poche pour réaliser ce projet titanesque, ose tout : un peplum hybride à mi-chemin entre le tout et le n'importe quoi, des fonds verts douteux, des idées de mise en scène de partout, un propos dénué de toute humilité sur la civilisation, l'avenir, l'Homme, des dialogues en latin, etc.
Même si le résultat est moins terrible que ce à quoi je m'attendais - Adam Driver et Nathalie Emmanuel parvenant miraculeusement à tirer leur épingle du jeu -, j'en suis sorti avec un mal de crâne de derrière les fagots.
Parce que ça jacte de façon ininterrompue pendant 2h, les dialogues sont verbeux au possible, le propos confus, Coppola s'autorise tout sous prétexte que c'est lui qui allonge le pognon et ça brouille complètement un message sur l'avenir et le progressisme qui, sans ça, était plutôt bienvenu... Et, surtout, mon dieu, surtout, Shia Laboeuf...
Et j'avoue ne pas comprendre ceux qui louent les bonnes idées de mise en scène du film, parce que c'est impossible de les distinguer tant le film nous bombarde à la minute d'éléments de mise en scène.
Rien que l'épouvante séquence du mariage, climax de ma migraine, a suffi à elle seule à me dégoûter du film : j'ai de vagues souvenirs, comme des flashs de stress post-traumatique, notamment de clowns (?), de chars et d'une starlette poussant la chansonnette.. bref.
Quelques séquences sauvent le film, encore une fois grâce à Driver et Emmanuel, qui arrivent péniblement à retranscrire quelque chose de leur histoire d'amour... Mais bon... Shia Laoeuf quoi