La saga était en chute libre après deux films plutôt mauvais qui ne semblaient n'avoir rien compris du succès du premier. Craignant le pire pour celui-ci, j'en ressors finalement agréablement surpris même si on reste loin d'un bon film.
Côté scénario, certaines thématiques évoquées depuis le premier opus sont encore ressassées sans pour autant proposer un énième décalque. La mort de l'ami ou du rival en course est cette fois-ci remplacée par le petit frère cancéreux dont la maladie représentera la véritable contre-la-montre de l'opus.
La mise en scène du film évoque moins les publicités de voiture que chez ses prédécesseurs mais le montage est encore une fois charcuté de trop nombreux cuts et qui, loin de donner du dynamisme aux scènes de courses, accouche trop souvent d'une bouillie visuelle peu intéressante.
Si l'on retrouve la mystification du périphérique tokyoïte, le réalisateur semble être à court d'idée pour en proposer une nouvelle vision et l'impression de redite avec les autres épisodes de la saga se fait sentir.
Sympathique à regarder, Shuto kōsoku toraiaru 4 offre enfin un second opus un minimum intéressant après la réussite du premier film. Je ne peux toutefois que regretter la disparation complète des épreuves de course-contre-la-montre qui ont définitivement laissé place à des duels classiques vus et revus.