L'idée est originale, mais poussée à fond, ça devient très vite saoulant. Nolan confirmait déjà qu'il était passé maitre dans l'art de réaliser des 'blockbuster intelligents', mais il m'a aussi fait comprendre que ses films ne me touchent pas plus que ça. Je salue le postulat de départ ô combien original, mais qui enferme le film dans une mise en scène étriquée et très convenue, après réflexion. On s'attend obligatoirement à un twist avec ce genre de film, ce qui en gâche de moitié la surprise, surtout que l'essentiel ne repose que sur ça. Le procédé s'use au bout d'une heure et demi de film, et heureusement que la fin n'était pas loin, sinon je crois que j'aurai craqué.
J'ai mis une grosse demi-heure à me rappeler dans quel film j'avais déjà vu Joe Pantoliano (MATRIX), ce qui a participé à me sauver de l'ennui ambiant de la première partie du film. Le rythme s'emballe un peu par la suite, ce qui est salutaire, pour finalement arriver au climax/twist final, qui, bien qu'attendu (le twist en lui même, pas ce qu'il contient, je précise), est sympathique et très bien trouvé. J'ai bien aimé l'utilisation qui est faite de l'écriture en tant que telle, et ce qu'elle implique dans un tel processus narratif réglé comme celui-là.
Nolan ne m'a jamais fasciné plus que ça, MEMEMTO ne déroge pas à la règle.