Dans ce Memory aussi intimiste qu'immense, Michel Franco fait exister ses personnages comme peu en sont capables. Cette façon dont la caméra reste toujours à distance pourrait nous bloquer l'émotion, mais c'est tout l'inverse.
Il semble s'interroger sur les vertus de l'oubli. Après des drame, peut-il empêcher ou permettre l'amour. Comment cet amour peut se frayer toujours un chemin, malgré la maladie, les non-dits, les secrets enfouis.
Cette tension et les sentiments mêlés des deux protagonistes (dans les rôles les plus puissants de leur carrière) créent un vertige de pensée et de sensations. Il me tarde de découvrir le reste de la filmo de Franco.