Mickey 17
6.3
Mickey 17

Film de Bong Joon-Ho (2025)

Voir le film

Date initiale d'écriture : 8 mars 2025

(Critique effacée et récréée le 31/3/25 suite à une mauvaise manipulation de ma part)

Vu au cinéma aujourd'hui (enfin hier, car cette critique a été un peu longue à accoucher) …

Mais commençons par avouer, à ma grande honte que je ne connais aucun film du sieur Bong Joon-Ho … Même "Parasite", le film que tout le monde a vu, le film aux mille et une récompenses, il se trouve que je n'ai jamais trouvé l'occasion (ou le désir) d'aller le voir …

"Mickey 17" est un film américano-coréen, à mon sens d'ailleurs nettement plus "américano" que "coréen". Ce qui me fait penser que ce n'est pas très malin de commencer par ce film !

Moi qui voulais améliorer mes connaissances très lacunaires en cinéma coréen, comme dirait l'autre, c'est un peu raté. Cependant, il y a quelque chose dans le sujet qui me parait, peut-être pas spécialement coréen, mais plutôt asiatique. L'idée de la renaissance du corps après la mort comme de cette question récurrente "comment c'est la mort".

"Mickey 17" est un film de SF dont le sujet m'intriguait et me paraissait une approche intéressante d'un futur dystopique pas si reluisant. En effet, la société terrienne a beaucoup "progressé" et colonise désormais d'autres mondes lointains. Pour ce faire, la société a développé un système de clonage perfectionné (interdit sur Terre mais autorisé dans l'Espace, je suppose pour apaiser la bonne morale). Ainsi, le monde spatial peut recruter des hommes volontaires et "jetables" afin de pouvoir faire toutes sortes d'essais sur eux. Le fait de mourir n'est d'ailleurs plus un problème puisqu'on peut les faire renaître (via une imprimante 3D …pourquoi pas) autant de fois que possible en améliorant (éventuellement) à chaque fois la version N+1 du clone et en lui conservant ses souvenirs. En somme, une manière plus dirigée ou dirigiste, en tous cas, plus sûre, de la métempsychose.

Le patron de la colonie, Marshall et sa femme Ylfa sont de parfaits petits autocrates qui s'appuient sur une armée de scientifiques, tous plus courtisans les uns que les autres face au pouvoir. Le film aborde diverses problématiques, sans suffisamment approfondir pour mon goût, comme l'eugénisme, conséquence potentielle de cette politique de clonage ou encore la volonté colonisatrice voire destructrice, ici, des créatures locales de la planète, des sortes de tardigrades géants,

Spoiler : presque mignons et pas si méchants …

D'ailleurs, maintenant que j'y repense, ces tardigrades sont les êtres à se reproduire "normalement" avec le processus habituel (bébé, enfant, adulte)

Tout ceci est traité comme une parabole ou une satire de la société. On peut y voir ce qu'on a envie de voir à savoir une critique du totalitarisme (en général, avec l'absence de scrupules, la domination, les expériences médicales mortelles (suivez mon regard)…) ou des allusions à certains chefs d'Etat récemment parvenus au pouvoir, si j'en juge aux nombres de casquettes rouges qui prolifèrent ici ou là (là encore, suivez mon regard). J'avoue que j'ai eu un peu de mal à accrocher ou à me convaincre tant certaines situations relèvent de la farce.

Par exemple, le bug qui fait que Mickey 17 parvient à survivre contre toute attente et se retrouve face au Mickey 18 déjà arrivé, posant un problème épineux à résoudre m'a fait sourire. C'était fatal que ça arrive ...

Pour finir, disons qu'on ne s'ennuie pas dans le film malgré quelques scènes redondantes, disons aussi qu'on peut sourire devant certaines situations grotesques comme les comportements et les manipulations des autocrates ou encore

Spoiler : l'histoire de Mickey 17 prévu de disparaitre bouffé par les autochtones (les tardigrades géants) mais rejeté (= sauvé) car – probablement – considéré comme trop indigeste.

"Mickey 17" est un film dont le sujet est, potentiellement, intéressant. Mais son traitement me parait un peu laborieux, peu approfondi et dénué de toute émotion. En effet, on ne s'attache pas. Est-ce une volonté du cinéaste ? Le parti pris d'aborder certaines problématiques sous un angle presque burlesque a fait que j'ai eu du mal à me convaincre de la pertinence des personnages et des objectifs du cinéaste.

En tous cas, un de mes objectifs, bien à moi, est certainement de voir d'autres films, coréens de préférence, de Bong Joon-Ho. Ce qui devrait me permettre de mieux connaître ce cinéma et accessoirement de relativiser la "note" qui n'est que provisoire.


JeanG55
6
Écrit par

Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Films de Science-Fiction et Fantastique

Créée

le 31 mars 2025

Critique lue 331 fois

JeanG55

Écrit par

Critique lue 331 fois

20
18

D'autres avis sur Mickey 17

Mickey 17

Mickey 17

6

EverL7

4 critiques

Pauvre Mickey

Loin des sous-sols étouffants de Parasite et de sa soif de dignité, Mickey 17 nous plonge dans l'immensité glaciale de la science-fiction. Avec, pour interprète, Robert Pattinson dans le rôle de...

le 13 mars 2025

Mickey 17

Mickey 17

2

lhomme-grenouille

2944 critiques

Envie de crever au pays de Mickey

Pitié. Stop. Je n'en peux plus. Ce que je demande n'est pourtant pas si extraordinaire que ça. Il fut même un temps où ce que j'ai toujours posé comme exigence de base était plutôt monnaie courante...

le 5 mars 2025

Mickey 17

Mickey 17

7

Yoshii

252 critiques

Space Opéra Pré-Apocalyptique

La relative déception qui accompagne la sortie de Mickey 17 n'a finalement rien de surprenant, au vu des attentes probablement démesurées suscitées par le projet depuis sa genèse. Multi récompensé,...

le 5 mars 2025

Du même critique

La Mort aux trousses

La Mort aux trousses

9

JeanG55

2461 critiques

La mort aux trousses

"La Mort aux trousses", c'est le film mythique, aux nombreuses scènes cultissimes. C'est le film qu'on voit à 14 ou 15 ans au cinéma ou à la télé et dont on sort très impressionné : vingt ou quarante...

le 3 nov. 2021

Le Désert des Tartares

Le Désert des Tartares

9

JeanG55

2461 critiques

La vanité de l'attente de l'orage

C'est vers l'âge de vingt ans que j'ai lu ce livre. Pas par hasard, je me souviens très bien qu'un copain me l'avait recommandé. J'avais bien aimé. Cependant, je n'ai jamais éprouvé le besoin de le...

le 7 avr. 2023

125 rue Montmartre

125 rue Montmartre

8

JeanG55

2461 critiques

Quel cirque !

1959 c'est l'année de "125 rue Montmartre" de Grangier mais aussi des "400 coups" du sieur Truffaut qui dégoisait tant et plus sur le cinéma à la Grangier dans les "Cahiers". En attendant, quelques...

le 13 nov. 2021