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Pauvre Mickey
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le 13 mars 2025
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Sans intro aucune, cette critique commence par un disclaimer : je ne suis pas allé au bout de Mickey 17. Mea culpa du cinéphile qui se posera donc la question, peut-on vraiment critiquer une oeuvre que l'on a pas vue en entier ? Peut-on vraiment se permettre d'ajouter son grain de sel alors que le dénouement pourrait expliquer tout ce foutraque vécu pendant 1h45 ? Ma critique portera donc seulement sur les points qui m'ont fait quitter la salle 1 du Wepler totalement passive devant les mimiques de Pattinson. Comme on ne peut pas mettre de critique sans note sur le site, cette dernière est fatale. Bong Joon Ho n'en sera que très peu touché tant il a tous les droits et admirations quoiqu'il advienne.
What is it like to die ?
Je n'arriverais pas à décider si le concept de Mickey 17 est surexploité ou sous exploité. En une bande-annonce de 2 minutes, on comprend les potentiels comiques, tragiques et philosophiques qui devraient nous emporter pendant 2h17. Il faudra donc 45 minutes à Bong Joon Ho pour nous réexpliquer tout le concept de A à Z.
Une première scène sans rythme n'a pas suffit, il faut nous montrer bien en détail les 16 morts antérieures. Alors que l'on comprend très vite que Mickey n'est plus notre ami ingénu mais bien une souris de laboratoire qui subit son sort, un personnage vient l'interroger sur le sentiment de la mort. Spoiler : ce n'est pas très cool de mourir.
Une fois avoir vu ces ratés, le cinéphile s'enfonce dans son siège, attendant une rédemption. On va pouvoir s'intéresser à l'origine du projet !
Pourquoi un homme accepterait un tel sort ? Parce qu'il a pas lu les CGU mdr c'est énorme.
Comment la société peut accepter un tel dispositif ? Parce que le capitalisme gros, t'as pas vu ? C'est une dinguerie ce truc franchement je t'en reparlerai.
Allez, encore une dernière chance me dis-je, alors que ma voisine sort déjà son tel et scroll sur le feed du Figaro.
Le concept de Multiples est enfin là ! On lance vraiment l'aventure ! La scène de reveal fait pschit parce que tout le monde l'a déjà vue 100 fois dans les BA, le métro, la téloche... mais passons.
Alors que je m'attendais à de vrais enjeux, le plus important c'est apparemment une histoire de qui aura la plus grosse. D'un concept qui méritait un long-métrage, on en fait une affaire de fantasme sexuel. C'était la goutte de trop.
Je n'irai pas plus loin dans la critique pour éviter de décrire le film scène par scène. Au global, Mickey 17 est un pastiche grossier où tous les personnages surenchèrent dans le Drouot de la bêtise. Aucun personnage ne mérite de l'attention puisqu'ils sont tous autant détestables. On a l'impression que le film veut dénoncer absolument TOUT dans le film sans épargner un seul sujet. Pour une meilleure satire de l'impérialisme américain, on retournera plutôt sur Starship Troopers.
On sent un réalisateur qui se déconnecte de son monde et le déteste. Bong Joon Ho a sorti le lance flamme sur tout ce qui bouge (capitalisme, impérialisme, corruption) comme une adolescente qui découvre un monde injuste à l'âge de 12 ans et demi.
Seulement, tout détester ne vous rend pas pertinent pour autant.
Le cinéphile quitte son siège et la salle apathique pour aller profiter du beau temps, espérant malgré tout pour les spectateurs encore dans la salle, qu'un plot twist explique ce foutoir qu'il vient de subir.
Heureusement qu'elle n'a pas vu que j'avais un bouton sur les fesses
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le 8 mars 2025
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