Bal (Miel) conclut la trilogie de Semih Kaplanoğlu composée de Yumurta (2007) et Süt (2008).
Le petit Yusuf (Bora Altas), six ans, vit dans un village de la région de Çamlıhemşin, dans la province de Rize (mer Noire) avec son père et sa mère. Son père vole le miel aux abeilles en montant dans les arbres pour atteindre les ruches. Le petit l'accompagne parfois monté sur l'âne. C'est l'occasion de parcourir les belles forêts et les beaux paysages de cette belle région, l'une des plus belles du monde. Yusuf admire son père Yakup (Erdal Beşikçioğlu). À l'école, il rencontre des difficultés pour apprendre à lire. Il apprend par cœur les poésies récitées par d'autres donnant parfois l'illusion de savoir lire. Un jour, son père, épileptique, part seul dans la foret. Après plusieurs jours il ne revient pas. Les villageois le considèrent comme mort. Le petit Yusuf part à sa recherche.
Le film nous montre une vie simple, connectée à la nature et la relation entre un père et son fils. Tous deux sont tournés vers le monde naturel (la faune et la flore) plutôt que les affaires des hommes (l'école, la civilisation). Leur relation passe très peu par le langage et n'en a en fait pas besoin. C'est un film lent et contemplatif. Il m'a rappelé le film Où est la maison de mon ami ? d'Abbas Kiarostami.