C’est avec une narration convenue et des ressorts scénaristiques prévisibles que Mili nous fait vivre la tragédie qui la frappe un beau jour alors qu’elle finit sa journée de travail à minuit, dans la chambre froide de son fast-food.
Les histoires de personnes enfermées dans les chambres froides sont extrêmement difficiles à raconter autrement que le fait Mili avec une partie drame continu (le pdv de mili) et l’enquête de celles et ceux qui cherchent à la retrouver pour la sauver.
Même s’il est possible de transformer le scénario pour tomber dans moins de cliché (CF le court-métrage de swann périssé), je ne pense pas que le problème de Mili se trouve là-dedans. Son principal défaut est sa réalisation et la structure de son récit: comment vivre les moments de désespoir de Mili si ces derniers sont soit constamment embelli par le merveilleux comparatif entre elle et le rat venu se nourrir des provisions du restaurant soit constamment coupé par des séquences de clipshow qui nous prive de vivre certaines tragédies pleinement (typiquement le moment où elle s’arrache la peau de son bras), tragédie qui, comble de l’ironie, sont bien trouvées.
Une réalisation qui s’entête et qui s’essaye à des espèces de backflips qui malheureusement viennent transformer un film thriller en simple histoire dont on se voit dessiner la silhouette assez vite.
C’est bien dommage. Mais pas désagréable pour autant.