Miraculum par Francis Janvier
Miraculum, c'est quatre histoires qui se déroulent en parallèle, où les personnages sont tous plus ou moins connectés les uns aux autres, à la manière d'un Crash ou d'un Babel (mais de façon beaucoup moins marquée, les liens se contentant souvent d'être de simples rencontres fortuites dans un lieu commun), et qui, inéluctablement, se dirigent vers un même désastre qui ne fait qu'un seul survivant ; on essaie alors, tout au long du film, de découvrir l'identité de celui-ci. Malheureusement, contrairement à Crash et Babel, l'entrecroisement des intrigues ne sert ici aucun propos, les histoires étant toutes autosuffisantes et indépendantes, rien ne semble expliquer ce choix de briser la chronologie et l'unité narrative si ce n'est de faire un film faussement expérimental. Faussement, oui, car en dépit de sa narration éclatée, Miraculum demeure extrêmement classique, tant au niveau de l'intrigue qu'au niveau purement esthétique. Un bon film tout de même, qui tente de raconter une tragédie de façon moins figée, ce qui est louable, mais qui le fait avec maladresse et superficialité.