Bien moins convaincant que ses deux précédents opus, Mischka offre à Stévenin une occasion quelque peu empoisonnée de filmer ses amis et sa famille et des acteurs que visiblement il apprécie.
Seulement cela sent souvent une certaine auto-satisfaction et on ne sent que trop rarement ce risque magnifique de Double Messieurs ou du Passe Montagne, ce vertige de l'improbable ou alors cela ressemble à une recette qui n'a plus rien de risquée, à des tics de jeu, de direction.
Les portraits sont alors plus ou moins véridiques selon la capacité des acteurs à ne pas se laisser flatter par la verve de Stévenin et son sentimentalisme un peu trop présent ici.
Le plus drôle reste pour moi l'apparition de Johnny dans le champ de son pote... mais tout, loin s'en faut, n'est pas aussi 'auto-dérisoire' et 'désolé'.