J'ai assisté a la masterclasse de Judith Godreche juste apres ce court metrage et son processus de creation est juste brillant meme si l'oeuvre en elle meme bien que boulversantes a certains moments ne soit pas non plus transcendante. C'est une oeuvre crée avant tout par ses acteurs et actrices avant d'etre quelque chose de veritablement a l'intention d'un public. 1000 personnes des 5000 personnes ayant repondu à Judith Godreche par "moi aussi" , sont venue a Paris par leur propres moyens pour tourner ce court ... l'intention de Judith Godreche etait l'acces inconditionnel au consentement lors du tournage et de montrer que faire du cinema dans le respect de n'importe quel consentement de n'importe qui sur le plateau est possible. Elle etait egalement dans une recherche d'absence de hierarchie entres les different.es figurant.es pour ne pas hirarchiser les personnes et les histoires nottament.En ce sens ça m'a rappelé la demarche artisitque d'Yves Klein où le modele devenait actrice/acteur d'art et n'etait plus un support "objectifié" ici aussi , le film est au service des histoires et des personnes ayant choisies d'etre actrices et acteurs et non l'inverse , ce retournement de l'objectificatuon et de "l'utilisation" est veritablement brillant et peut offrir de vraies perspectives cinematographique et artistique en ce sens nous gagnons toutes et tous a nous interroger sur la relation de l'objet de l'oeuvre , de l'oeuvre , de son ou sa createur/créatrices , des intentions et du public.