6
le 23 sept. 2016
SuivreAu bord du gouffre...
MOI, OLGA HEPNAVORA (13,5) (Toma Weinreb/Petr Kazda, TCH, 2016, 105min) Ce drame dresse sans concession le portrait tragique d’une jeune femme élevée dans une famille stricte et rigide, subissant de...
MOI, OLGA HEPNAVORA (13,5) (Toma Weinreb/Petr Kazda, TCH, 2016, 105min)
Ce drame dresse sans concession le portrait tragique d’une jeune femme élevée dans une famille stricte et rigide, subissant de multiples brimades dans la Tchécoslovaquie début 1970. Ne trouvant pas sa place dans cette société violente avec elle, la vengeance devient son obsession. Tomas Weinreb & Petr Kazda s’emparent d’un fait divers qui interroge encore en Tchéquie et s’appuie sur livre très factuel sur cette affaire de Roman Cilek. Les réalisateurs prennent le parti pris austère mais judicieux en plongeant cette histoire dans un magnifique noir et blanc, où les tons gris sont omniprésents, avec peu de contraste, essentiellement des plans fixes très cadrés avec l’héroïne la plupart du temps au centre de l’image, sans mouvement de caméra superflu. Loin de figée l’histoire ce dispositif très calibré suscite l’émotion car on ressent mieux cette colère et la violence enfouie du personnage qui ne demande qu’à éclater hors-cadre. Le récit ne lâche pas d’une semelle Olga dans son quotidien nihiliste, son homosexualité, internat, hôpital psychiatrique en gardant une certaine distance ce qui n’aide pas forcément à l’empathie du personnage. La structure narrative méthodique sert constamment regarder cette jeune fille avec retenue, sans jugement, et malheureusement certaines scènes sont un peu inutiles à l’évolution dramatique de l’intrigue qui aurait mérité d’être plus resserrée. On notera l’absence de musique originale pour ne point appuyer le propos. Un long métrage qui doit beaucoup à son interprète principale, la révélation Michalina Olszanska parfaite et sidérante de violence sourde ! Venez découvrir ce fait divers de l’ultra moderne solitude à travers le désarroi de «Moi, Olga Hepnavora». Stylisée, troublant et implacable !
Créée
le 23 sept. 2016
Critique lue 469 fois
6
le 23 sept. 2016
SuivreMOI, OLGA HEPNAVORA (13,5) (Toma Weinreb/Petr Kazda, TCH, 2016, 105min) Ce drame dresse sans concession le portrait tragique d’une jeune femme élevée dans une famille stricte et rigide, subissant de...
7
le 6 juin 2024
SuivreCe film est tiré d'une histoire vraie : celle d'Olga Hepnarova, une des dernières personnes exécutée de Tchéquoslovaquie, en 1973 à l'âge de 23 ans. Dans une tentative de reconstitution de sa vie,...
5
le 27 août 2025
SuivreDarren Aronofsky promettait du fun et du cool pour évoquer avec nostalgie son New York de la fin des années 90 avec ce thriller amoral, annoncé drôlement cruel. Mais le réalisateur malgré un sens de...
8
le 11 mai 2018
SuivrePLAIRE, AIMER ET COURIR VITE (2018) de Christophe Honoré Cette superbe romance en plein été 93, conte la rencontre entre Arthur, jeune étudiant breton de 22 ans et Jacques, un écrivain parisien qui a...
7
le 19 févr. 2018
SuivreMOI, TONYA (15,3) (Craig Gillespie, USA, 2018, 121min) : Étonnant Biopic narrant le destin tragique de Tonya Harding, patineuse artistique, célèbre pour être la première à avoir fait un triple axel...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème