Mommy démontre par l'exemple la véracité de la célèbre équation : mère hystérodéprimée + prénom américain = gamin hyperactif.
La peinture de cette relation à tiers manquant est très fine, mettant bien en valeur les théories psychodynamiques de l'hyperactivité. On pourrait palabrer longtemps sur cette relation fusionnelle où il n'y a que peu de places pour autrui et les limites et où l'individuation ne se fait qu'au prix de passages à l'acte +/- violents mais le film se suffit en lui même pour ça.
Deux points négatifs tout de même : l'accent canadien et des effets clipesques faciles, néanmoins moins présents que sur les précédents films de Dolan, utilisés avec plus de mesure donc point semi-négatif.