Comme initié par Schwarzy dans les eighties, le Destructeur Dave Bautista (007 Spectre, Dune) alterne les gros Blockbusters et les joyeuses comédies, quelques mois après Stuber, il enchaine sur cette comédie familiale d'action sous la direction du cinéaste et spécialiste du genre Peter Segal (Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ?, Match retour). Comme ses confrères musclés du box-office avant lui, David perd tous ses moyens sous le charme d’un enfant, ici la charmante Chloe Coleman (Big Little Lies), l'exercice peut s'avérer prometteur ou tout simplement casse-gueule, on se souvient plus ou moins de Monsieur Nounou avec le grand Hulk, École paternelle avec Murphy, Baby-Sittor avec Vin, Fée malgré lui avec The Rock ou Kung Fu Nanny avec Jackie !
Une production MWM Studios de 18 millions de dollars qui finit sa course à seulement 5 millions de $ de recette mondiale car retirée de l'affiche suite aux fermetures des cinémas due à la pandémie mondiale de Coronavirus Covid-19 !
À Chicago, un agent de la CIA aux méthodes brutales, habile pour déjouer les mauvais agissements de terroristes et d'assassins, tombe sous le charme d’une fillette de 9 ans et de sa jolie maman qu’il est censé surveiller.
Au casting de cet espionnage familial, Kristen Schaal (L'Assistant du vampire, Mon ex beau-père et moi), Parisa Fitz-Henley (L'apprenti sorcier, Nightmare Island), Ken Jeong (Very Bad Trip, Boss Level), Devere Rogers, Greg Bryk (A History of Violence, Ad Astra), Nicola Correia-Damude (Margarita, Hellmington) et Noah Danby (Darfur, Riddick).
Comment vont les couilles !
Après avoir été rétrogradé par la CIA, l'agent JJ est forcé d'établir un poste de filature dans un modeste immeuble à logements. Avec sa collègue, il doit garder un œil sur Kate, la femme dont l'ex-mari criminel a été assassiné. Par contre, leurs plans sont vite contrecarrés par une jeune fille de 9 ans, Sophie, qui découvre leur planque et les détails de leur mission. La fillette menace JJ de tout révéler à ses supérieurs à moins qu'il accepte de lui apprendre les rudiments du métier d'espion. Il se voit donc dans l'obligation d'obéir aux demandes de l'enfant, qui n'a pas la langue dans sa poche.
T'as fait à souper !
Je n'y croyais plus aux comédies de Segal, après de très bonnes comédies notamment pour Adam Sandler, il m'avait perdu suite à ses mauvaises comédies ; Max la Menace & Match retour, je ne m'avais nullement intéressé à son Seconde Chance avec J.LO en 2018. Cependant avec Mon espion, il parvient néanmoins à créer beaucoup de passages amusants et même certains gags hilarants, qui joue sur la précocité de la p'tite gamine sournoise, Chloe sans pitié et des maladresses de l'ex-lutteur Batista également producteur du film. Certes une petite comédie formatée à intrigues d'action rebattues, mais qui en joue, c'est bien réalisé avec de nombreux personnages truculents, la naïve analyste informatique ou le couple de voisin gay et des références à Coup de foudre à Notting Hill, True lies & Les Aventuriers de l'arche perdue. L'œuvre apporte une bonne image à la culture française, des citations dans la langue de Molière et aussi les chansons ; A cause des garçons de Yelle & Et moi, et moi, et moi de Jacques Dutronc. Le rythme ne faiblit pas dans cette mission de gardiennage de civile et l'ensemble est assez divertissant, malgré un final pour le moins précipité.
Bon vol salaud !