Le documentaire est tourné en Guyane vénézuélienne (située au sud du fleuve Orénoque, entre la Colombie, le Brésil et le Guyana, et qui comprend les états de Bolívar et d’Amazonas), et plus particulièrement, le long de la rivière Caroni, affluent rive droite de l’Orénoque. Les sédiments qui bordent la rivière sont réputés riches en or, d’où la présence de nombreux orpailleurs qui aspirent, lavent, filtrent les sédiments (sur des tapis en feutre) afin d’en recueillir les particules d’or qu’ils contiennent. La vente de l’or revient à 65 % aux propriétaires des machines et à 35 % aux ouvriers. Sujet intéressant mais trop long (1h43), soporifique (car tournant en rond, une fois le sujet exposé), avec des digressions sur la culture du manioc et les usages (alimentaires et pour couvrir les habitations) du morichal ou palmier-bâche (Mauritia flexuosa), se voulant social voire lyrique (avec le commentaire de Jorge Gaviria, ami du réalisateur), passant sous silence les effets négatifs de l’orpaillage sur l’environnement [le mercure (dont la toxicité est bien connue depuis l’affaire de Minamata au Japon en 1953), employé pour former un alliage (amalgame) avec l’or, est ensuite rejeté (principalement sous forme gazeuse, après chauffage du mélange) dans la nature et transformé par les bactéries en méthyl mercure, forme organique assimilable et contaminant toute la chaîne alimentaire].