Olivier Marchal autopsie l'âme de Louis Schneider qui a connu la déchéance après avoir connu un drame. Il ne connaît plus qu'une vie de tristesse, vie dans laquelle l'alcool n'efface pas ses pensées noires, mais les soulage. L'intégralité du film est donc axée sur ce flic fragile et détruit après un drame dont on ne connaît pas les causes ni le rôle joué par Louis. Bien que cela soit une fiction, il est vrai que dans la vie réelle, des policiers connaissent cette déchéance. Il suffit pour l'humain d'être confronté à un drame pour qu'il rencontre la fragilité. Un policier est avant tout un homme, un homme est fragile. Olivier Marchal peint également une police corrompue, qui ne cherche pas à faire parler d'elle, quitte à enfouir la vérité.
Cependant, il est également important de souligner que le récit de la vie de Schneider est tiré d'une histoire vraie : celle du réalisateur lui-même et de la gamine nommée Justine. Cette dernière doit faire face à la sortie du meurtrier de ses parents après plusieurs années passées derrière les barreaux.
Les cicatrices et les démons de Louis font partie du cycle de la vie comme la naissance de Louis. L'humain n'est que de passage sur cette Terre. Louis et Justice sont des mortels, les souvenirs, douloureux soient ils, eux, vivent plus longtemps avant de s'éteindre, comme l'humain.