Le rire sardonique (latin : risus sardonicus) est un spasme caractéristique prolongé des muscles de la face qui semble produire un sourire. Lors de cette condition les sourcils sont remontés et le soi-disant « sourire » est ouvert et d'aspect « malveillant ».
Suite à un choc traumatique causé lors de la profanation de la sépulture de son propre père, Marek Toleslawski voit son visage se déformer horriblement en un rictus figé. Cette abominable transformation physique a pour conséquence de noircir également son âme. Fortune faite, il s'achète un titre de noblesse, se fait appeler le baron Sardonicus, porte un masque en permanence et martyrise son entourage avec la complicité de son serviteur Krull. Persuadé qu'il peut retrouver son visage normal, il use de chantage pour faire venir dans sa contrée perdue d' Europe Centrale un chirurgien célèbre, ancien amant éconduit de sa propre épouse. L'intrigue peut alors commencer, sur fond de légendes locales, de cimetières embrumés, de machinations, de chantage et de perversions diverses.
Le réalisateur William Castle apparaît au début de son film pour le présenter et nous faire saliver en parlant de goules déterrant des cadavres. Il revient ensuite, peu avant la fin, invitant les spectateurs à voter et à choisir la fin du film et le sort du baron Sardonicus. Une seule fin est pourtant filmée, Castle étant certain que les spectateurs voteraient pour une issue tragique.
Ce film à l'ambiance gothique savoureuse témoigne d'une belle générosité de son réalisateur et d'un amour du genre qui ressort clairement de son traitement soigné. Il souffre d'un manque d'originalité et de quelques longueurs mais cela est comblé par la qualité des acteurs, les ambiances gothiques de studio et quelques beaux décors. Une agréable surprise vintage pour les amateurs du genre qui ne sont pas rebutés par le noir et blanc et ce traitement de l'horreur quelque peu daté.