Nous sommes en 1957 et Martine Carol glisse déjà vers la pente finale après le four que fut Lola Montès et l'arrivée des BB and co qui changent définitivement le game. La picole aussi, semble-t-il.
Pour mieux la découvrir, évitez les trucs à froufrou et/ou avec quelques instantanés sur sa sympathique plastique. Je vous conseille plutôt "La pensionnaire" au rôle consistant et ingrat voire ses quelques minutes dans "Le cave se rebiffe". Mais c'est une autre histoire.
Nous sommes chez Christian-Jacque, son époux du moment. Le monsieur sait filmer, rythmer, monter, diriger, rien à dire. Je vais pas vous refaire sa filmo mais y'a tjs des trucs qui (encore) tiennent la route (F 1er, Saint-Agil, le Père-Noel...).
Donc Nathalie, mannequin, âgé (37 piges) mais encore vert et pas si instagramette que ça, d'une maison de couture se retrouve dans un pastis abracadabrantesque que je vous laisse découvrir et en sourire. Ca bouge, y'en a 2-3 bonnes de Jeanson, bien déclamées même si c'est pas le principal. C'est tiré d'un roman de Franck Pascal "Nathalie princesse" que je ne lirai jamais, donc pas moyen de connaître la qualité de l'adaptation et là où ça coince. Mais c'était pas Le truc du siècle visiblement.
Rien à dire sur le casting et l'occasion de revoir pas mal de monde. Piccoli en cheveux tout jeune (bien avant Diabolik, c'est dire, et le big-bang sautetien). Louis Seigner en forme, mode gueulard râleur et même commissaire et Philippe Clay (que je n'arrive jamais à prendre au sérieux en méchant) font le taf.
On croise aussi Lise Delamare, l'excellent Mischa Auer, Dufilho, Jess Hahn, Aimé Clariond blaze, le trop rare multiskills Frédéric O'Brady ainsi que Armande Navarre ou Françoise Brion.
Que du beau monde et encore j'en oublie.
Donc, laissez-vous, si ce n'est bercer, ni happer, disons -pour le casting, interpeler par ce film suranné (rien que les sous-vêtements de Titine :-p) sur la forme et le fond.