Le dessin et l’animation sont naïfs (du coloriage aux crayons de couleur?) mais le graphisme fourmille de détails, ce qui donne une impression d’inquiétante étrangeté.
Une vieille dame se fait voler son précieux collier. Un homme est démasqué puis un peu trop rapidement jugé coupable, avant d’être frappé puis attaché. Roulant au bord de la mer, par une nuit de pleine lune et sans aucun autre véhicule aux environs, le bus semble être un lieu propice au déferlement de violence. Les apparences sont trompeuses et le masque tombe pour chaque passager. Le récit nous emporte alors dans une spirale de violence toujours plus gore, jusqu’à devenir drôlement grotesque.